samedi 21 juillet 2007

Point de divergence

Suite à mes dernières lectures sur l'école à la maison. J'ai accroché sur cette citation qui m'apparaît comme l'expression du point de divergence entre deux paradigmes d'apprentissage: celui de l'enchaînement des programmes scolaires et celui où l'apprenant est au coeur des choix d'apprentissage. Le second m'apparaît impossible à réaliser en milieu scolaire, mais il est à la portée de l'école à la maison .

«Of course, a child may not know what he may need to know in ten years (who does?), but he knows, and much better than anyone else, what he wants and needs to knows right now, what his mind is ready and hungry for. If we help him, or just allow him, to learn that, he will remember it, use it, build on it. If we try to make him learn something else, that we think is more important, the chances are that he won't learn it, or will learn very little of it, that he will soon forget most of what he learned, and what is worst of all, will before long lose most of his appetite for learning anything.» Teach Your Own, John holt & Pat Farenga. Da Capo Press. 2003. p. 49.

A) Totalement en accord
B) Partiellement en accord
C) Partiellement en désaccord
D) Totalement en désaccord

Je me suis toujours demandé comment la majorité de mes élèves en étaient venus à perdre leur curiosité, leur désir d'apprendre, de questionner, d'explorer...

5 commentaires:

François Guité a dit...

Totalement, d'accord avec la prémisse relativement au différend entre les « deux paradigmes d'apprentissage ».

Mais « partiellement en accord » avec la citation de Holt. La citation est forcément tirée d'un contexte plus large qui précise le sens général de la citation. À elle seule, cependant, elle fait abstraction du principe de guidance si important en éducation. À ce sujet, selon moi, il faut surtout distinguer entre « orientation » et « motivation ».

Michel Desbiens a dit...

La citation exprime vraiment sa position. Selon Holt, le gros de nos apprentissages n'est pas le résultat d'une relation enseignant/apprenant. On a peut-être tendance à réduire l'apprentissage à ce qui est fait en présence d'une personne aidante. Pour Holt, l'enfant a des capacités fantastiques d'apprentissage lorsqu'il est dans un environnement riche. Il n'a pas besoin d'un guide pour médiatiser sa relation au réel. Il a besoin de modèles...

Sylvain a dit...

«Il n'a pas besoin d'un guide pour médiatiser sa relation au réel. Il a besoin de modèles...»

J'ai toujours cru ça, intuitivement. C'est pourquoi je me suis toujours demandé pourquoi on avait aboli certains programmes dit «de morale» dans lesquels on pouvait explorer ces notions de modèles, etc.

Dommage...

Anonyme a dit...

Cette idée de modèle n'est-elle pas au coeur même du concept de « Zone proximal de développement » de Vygostski, qui suggère qu'il n'y a pas seulement « ce que nous savons faire » et ce que nous savons pas faire », mais aussi une catégorie intermédiaire qui devrait particulièrement intéresser les éducateur: « ce que nous savons faire avec de l'aide »?

Clément

Lt. Nadeau, Mylène a dit...

Je suis dans l'obligation de dire que je suis en accord avec cette citation.

Quels apprentissages peut être plus signifiants que lorsque ceux-ci répondent à un besoin réel qui émerge d'un désir, d'une curiosité, d'un intérêt soudain et peut-être même passager? Aucun.

Merci de nous partager cette citation, je vais poursuivre ma réflexion sur celle-ci.